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Kimlico est polymorphe et multigoûts : citron acide et fleur d’agave, bonbons arlequins et fuel ordinaire. Entre une pop acidulée, douce-amer aux accents noisy et un rock atmosphérique qui peut être léger et complexe, le groupe dévoile son univers : paysages lumineux aux zones sensibles et palpitantes, rivières mouvantes et arbres en feu. Introspection ou autodérision, humoir noir ou mélancolie, Kimlico évolue entre nouvelle chanson française et culture anglo-saxonne (si Londres est en Belgique !). On retrouve pêle-mêle dans ses placards imaginaires : Radiohead, Jung et Frank Zappa mais aussi Dandy Warhols, dEUS et Dos Passos qui côtoient Yo La Tengo, de vieux albums d’Elvis, une souris mécanique et Jim Harrisson.
Résultat du mélange d'un cerveau tyrannique et d'un cerveau bancal, le groupe se forme en 1998. Il monte alors sur les scènes de la Péniche 6/8, de l'Abracadabar et du Bartok pour des concerts initiatiques entre humains glacés et machines amicales (quelques curieux et des boîtes à ryhtmes). Puis le groupe cherche à prendre chair en trouvant au printemps 2001 un second guitariste rêveur et un batteur serein. Armé pour la scène de bijoux collants et de t-shirts tricotés maison, Kimlico passe la saison 2001/2002 à barboter sur les scènes des péniches et des cafés-concert parisiens (Gambetta, Balle au Bond, Baiser Salé, Vaisseau Fantôme…) plongeant même sans complexe dans le grand bain du Glaz'art et du Divan du Monde.
Avec un EP waterproof sorti en septembre 2002, l'ambition du groupe est de monter sur scène le plus souvent qu'ils le pourront, d'enregistrer un faux long disque avec plein de matériel qui fait des trucs géniaux et des gens terribles derrière. De chanter haut et fort, en français, une pop aquatique, atmosphérique, rock-électro qui infiltre les esprits. De continuer d'évoluer artistiquement et professionnellement (si vous voyez la subtile différence).
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